Alcoolisme

Samedi 11 février 6 11 /02 /Fév 18:54

Baclofène alcoolisme psychiatrie psychiatreOn entend beaucoup parler du Baclofène comme remède miracle contre l’alcoolisme. Pourtant, certains médecins disent que ce traitement ne marche pas et qu’il s’agit d’un placebo.

Que peut-on en penser ?

 

L’alcoolisme est un trouble difficile à prendre en charge. Les médecins, les patients et leur famille sont souvent démunis face à cette maladie. C’est sans doute pour cela que le Baclofène (Liorésal) fait beaucoup parler de lui en ce moment.

 

Le Baclofène est un traitement initialement utilisé en neurologie pour les contractures musculaires. C’est un médicament qui a l’avantage d’être bien connu. Ses effets secondaires les plus fréquents sont les nausées, les vomissements et la sédation.

 

Il est difficile en l’état actuel des connaissances scientifiques d’avoir une idée définitive sur l’intérêt du Baclofène dans l’alcoolisme. Les résultats des premières études sont effectivement encourageants mais nécessitent d’être confirmés par des essais cliniques de plus grande envergure avec une méthodologie rigoureuse. Si l’efficacité à court terme de ce traitement est confirmé, son intérêt sur le plus long terme devra aussi être évalué étant donné le risque de rechute dans l’alcoolisme.

 

D’autre part, il existe déjà d’autres traitements aidant au maintien de l’abstinence comme la Naltrexone (Revia) ou l’Acamprosate (Aotal). La place du Baclofène par rapport à ces thérapeutiques mérite d’être précisé.

 

Enfin, certains médecins pensent que ce traitement pourrait aussi être efficace dans d'autres addictions, notamment cannabis et cocaïne. Cette hypothèse intéressante devra aussi faire l'objet d'essais cliniques.

 

En conclusion, le Baclofène n’est sans doute pas un remède miracle mais pourrait constituer une avancée significative dans la prise en charge des personnes souffrant d’alcoolisme. Les études scientifiques en cours et futures permettront sans doute de mieux évaluer son efficacité.

Par F.E Blanco - Publié dans : Alcoolisme
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Dimanche 5 février 7 05 /02 /Fév 14:42

alcoolisme, sevrage, dépendanceMon mari a des problèmes avec l’alcool depuis longtemps. Son médecin a découvert récemment des anomalies au niveau du foie.

 

Pourtant, il continue à prendre du whisky quand il rentre du travail, il n’a pas l’air de se rendre compte des dégâts que ça cause chez lui. Il dit que ça le déstresse de son boulot. Je ne sais plus comment l’aider.

 

L’alcoolisme est un problème complexe et souvent difficile à prendre en charge. La consommation excessive d’alcool a des conséquences désastreuses sur la santé de la personne, sur son état psychologique et parfois des retentissements dramatiques sur l’entourage et le travail (divorce, perte d’emploi…).

 

La dépendance alcoolique est un phénomène difficile à se représenter. Elle associe un mal être physique de manque, le plaisir lié à l’alcool, un besoin irrépressible d’en consommer, des facteurs psychologiques avec souvent une diminution des autres sources de plaisir, une autodévalorisation par rapport au fait de ne pas arriver à se contrôler. Tous ces éléments entraînent une souffrance importante et un déni partiel des répercussions négatives de l’alcool.

 

Lorsqu’une personne a décidé d’arrêter l’alcool, le médecin peut l’aider avec un accompagnement psychologique : soutenir la motivation, savoir réagir lorsque l’envie de boire apparaît, valoriser les autres sources de plaisir, développer une bonne image de soi. Certains médicaments diminuent un peu l’envie d’alcool. Enfin, les groupes de parole peuvent être d’une aide précieuse.

 

Vouloir arrêter n’est pas nécessaire pour consulter un alcoologue. Ce dernier peut en effet soutenir la personne, discuter sans juger des avantages et inconvénients de la consommation d’alcool, parler de ce que serait une vie sans alcool… En outre, ce type de consultation est utile pour dépister des problèmes d’anxiété ou dépression sous-jacents.

 

Il faut discuter avec votre mari de la possibilité de voir un alcoologue, que lui conseillerait son médecin traitant. On peut entendre qu’il n’a pas encore pris la décision d’arrêter de boire. Cependant, sa consommation d’alcool commence à être nocive pour sa santé et il est important qu’il puisse parler avec un spécialiste de la place de l’alcool dans sa vie.

 

Par F.E Blanco - Publié dans : Alcoolisme
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